Sport

La blessure du sportif : comment gérer l’arrêt

Sujet épineux parfois, douloureux souvent, la blessure est le pire ennemi du sportif. Elle signifie arrêt immédiat des entraînements, des compétitions, de tout ou partie de sa vie finalement… Quand ta vie tourne autour de ton sport et que tu te blesses, tout un tas de certitudes s’écroulent et laissent place à un vide immense. Ce vide n’est alors comblé que par des doutes, des incertitudes, des questions. Alors comment supporte-t-on cet ennemi numéro 1 ? Comment gère-t-on l’arrêt sur blessure ? Comment traverse-t-on les périodes parfois interminables de la rééducation ou pour rester motivé ? C’est ce que j’ai voulu aborder dans cet article. 

Avec la blessure vient tout un flot d’étapes longues, douloureuses et laborieuses : cicatrisation, immobilisation souvent, récupération, rééducation, réathlétisation, retour à l’entraînement, puis en compétition. Qu’il soit amateur ou professionnel, le sportif blessé est immédiatement privé de quelque chose qui faisait partie de lui et de sa vie. Il va devoir faire face à toutes les étapes, une par une. Lorsque c’est la première fois, c’est plus facile, car on ne sait pas vraiment ce qui nous attend. Mais pour peu qu’on ait déjà connu un retour laborieux et difficile, on sait à quel point ça peut être compliqué de revenir.

On travaille tellement dur tous les jours pour atteindre le meilleur niveau possible qu’on sait parfaitement que plusieurs mois d’arrêt sont un vrai coup dur dans la progression, dans la saison. Même si le repos peut parfois être bénéfique, lorsqu’on parle de plusieurs mois d’arrêt on sait que c’est majoritairement du temps gaspillé. On ne peut alors s’empêcher de penser « où en serais-je aujourd’hui sans cette blessure ? ».


Maëva Danois, athlète de équipe de France Vice-Championne d'Europe U23, s'écroule à cause d'une blessure : son ligament croisé antérieur se rompt en pleine course de 3000m steeple
Maëva Danois, athlète de équipe de France Vice-Championne d’Europe U23, s’écroule lorsque son ligament croisé antérieur se rompt en pleine course de 3000m steeple

Expérience de la blessure : 4 témoins

Dans cette approche de la blessure, j’ai eu envie de parler de l’expérience et du vécu de l’athlète. Il n’est pas questions ici de point de vue scientifique, global et objectif, de statistiques ou de grandes recherches, juste des impressions, du jugement personnel, du brut et du subjectif.

 Pour cela, je me suis intéressée à l’expérience de quatre sportifs. Ils ont chacun connu une blessure longue, grave et/ou difficile à soigner.

C’est ainsi que Maëva Danois, athlète spécialiste du 3000m steeple, recordwoman de France, qui s’est rompu le ligament croisé antérieur en mai 2018, Lauriane Lamperim, tumbleuse plusieurs fois médaillée en championnats d’Europe et du Monde, qui a subi plusieurs opérations suite à une fracture d’une vertèbre thoracique en ne passant pas loin d’une paralysie, Anna Santamans, nageuse détentrice du record de France du 50m nage libre qui s’est également fait opérée plusieurs fois de l’épaule depuis 2 ans à cause de luxations répétées et Jim Zona, un gymnaste finaliste mondial qui s’est rompu le tendon d’Achille après être revenu d’une opération au genou, nous donnent leur perception sur leur expérience de la blessure. 

Je les remercie beaucoup d’avoir accepté de me donner leur point de vue : ce n’est pas toujours un sujet facile à évoquer, surtout que la plupart d’entre eux sont encore en pleine rééducation.

Accepter la blessure 

La survenue d’une blessure peut être brutale ou insidieuse, traumatique ou mécanique, après des signes avant coureurs, ou pas… Il n’y a pas vraiment de règles. Beaucoup y voient de l’injustice sur le coup, comme Jim qui travaillait d’arrache-pieds pour revenir en équipe de France. Après un an et demi sur la touche suite à une opération du genou en juillet 2016, lorsqu’il se rompt le tendon d’Achille sur sa première acrobatie du premier test national : « Une fois étendu sur le dos, je savais que mon tendon était pété, j’étais abattu et j’ai pensé : peu importe à quel point je travaille dur, à quel point je fais tout pour y arriver, ça ne veut pas… Ça ne veut vraiment pas ».

C’est le cas aussi de Maëva qui déclare « sur le coup la blessure a été très difficile à accepter. On en veut à tout le monde, on en veut à soi-même, on s’enferme parce qu’on pense que personne ne peut comprendre ce sentiment de faiblesse qui s’installe. Cet état peut durer longtemps. Pour ma part, il a été très éphémère car j’ai été bien entourée (merci à ma famille et mes amis !), mais par moment il m’arrive encore de le ressentir. » 

Il y aussi toutes les choses auxquelles on ne pense pas dont on s’aperçoit que plus tard et qui renforcent ce sentiment de solitude, de faiblesse comme le dit Maëva : ne plus s’entrainer normalement implique de ne plus partager les entraînements avec son groupe, de ne plus faire autant d’activité physique alors c’est toute une routine qui s’en retrouve bouleversée. D’après Anna« blessure veut forcément dire activité physique réduite, le corps change, se modifie, reprend ses droits, et on a aussi beaucoup plus de temps pour cogiter, et à force de remise en question sur ma blessure c’est aussi toute ma vie qui y est passée. Ce n’est pas simple du tout, surtout pour moi qui ai besoin d’un environnement stable : je n’avais plus aucun repères ! ».

Anna Santamans, nageuse de l'équipe de France, détentrice du record de France du 50m nage libre, ayant subi plusieurs opérations après une blessure à l'épaule.
Anna Santamans, nageuse de l’équipe de France, détentrice du record de France du 50m nage libre, ayant subi plusieurs opérations après une blessure à l’épaule.

Lauriane n’a pas ressenti sa blessure comme une injustice : « les choses arrivent, c’est comme ça. Se demander pourquoi ne fait pas toujours avancer, j’ai surtout essayé de chercher le positif que je pouvais en tirer, même si sur le coup c’est difficile ».

Il n’y a pas de règles donc, tout comme dans le ressenti de l’athlète, mais il y a toujours une sorte de deuil à faire : je pense que la première étape c’est d’accepter de s’être blessé, accepter de prendre le temps de se soigner, accepter que notre quotidien pour les mois à venir sera différent, accepter qu’on sort du processus de compétition, accepter que les prochains moins vont être durs, plein de remise en question. 

Jour après Jour : trouver la force de continuer et d’avancer

Une fois que l’on a accepté la blessure et tout ce qui l’accompagne, il faut trouver une raison pour avancer, sa propre motivation pour encaisser et traverser tout ça. Car il y aura des bas, beaucoup de bas, avant de pouvoir goûter aux sensations sportives à nouveau. Mais tous ces bas valent le coup pour l’intensité du plaisir que vous pourrez ressentir de pouvoir nager, plonger, tourner, courir, à nouveau : d’abord vos premiers pas, entraînements, puis lors de la première compétition, où avec des yeux remplis de joie, d’excitation et de détermination vous pourrez enfin dire « I’M BACK ! ».

Découvrez les motivations de nos athlètes, propres à chacun, en fonction de leur blessure, de leur vécu, de leur expérience, et de qui ils sont.

« Je ne pense qu’au moment où j’aurais retrouvé toutes mes capacités physiques, depuis 7 mois, sans cesse. Il y a des moments même où je calcule et recalcule toutes mes notes de départs potentielles, en additionnant toutes les difficultés que j’aimerais mettre dans mes mouvements. Ça vire à l’obsession. Je me monte la tête, mais finalement je suis toujours sur une jambe… Alors il faut attendre, être patient, et c’est difficile. Je ne pense qu’à mon retour, à tout ce que je veux accomplir encore, au niveau où je pourrais être aujourd’hui sans ce – gros – coup dur. J’ai regardé les championnats du Monde à la télévision la semaine dernière, ça m’a fait mal car j’avais mes chances et c’était mon objectif.

Heureusement, en pratique mon quotidien est assez organisé et millimétré. Entre la rééducation, les soins, la remise en forme, le temps passe relativement vite, et je n’ai pas – trop – le temps de cogiter. Le plus dur ça a été les six mois dans le plâtre, à ne pas pouvoir me mettre  debout, je ne pouvais strictement rien faire, pendant six semaines. Heureusement ma compagne (moi :D) m’a poussé à louer un fauteuil roulant pour continuer à sortir, prendre l’air et à profiter de la vie qui continuait dehors. Ça permet aussi de relativiser. » Jim

Jim Zona gymnaste de l'équipe de France de gymastique, finaliste mondial s'est rompu le tendon d'Achille en avril 2018.
Jim Zona gymnaste de l’équipe de France de gymastique, finaliste mondial s’est rompu le tendon d’Achille en avril 2018.

Anna : « j’ai bien vécu les premiers mois en refoulant les idées négatives, mais elles ne sont revenues que plus fort au fil du temps. Ce qui a été dur, c’est que le chirurgien m’a annoncé 4 mois pour reprendre la compet, alors j’ai été patiente et attendu sagement les 4 mois. Une fois ce délai dépassé, en étant à des millénaires de re-nager ça a été très difficile de se projeter, de trouver des objectifs pour avancer quand l’avenir était totalement flou. Personne ne savait quand je pourrais nager à nouveau sans (trop) de douleurs…

Alors oui, il paraît que ça fait grandir, mais je n’ai pas encore le recul nécessaire pour savoir à quel point parce que ça commence seulement à aller mieux physiquement. Je suis passée par tellement de phases… Une vie entière en six mois ! On dit que ces moments là te construisent, mais qu’est-ce que c’est dur quand t’es embourbée dans ta blessure et ses complications, qu’est-ce que c’est dur de trouver quelque chose à quoi te raccrocher … ! »

Maëva : « Quelques semaines après la blessure, dès que j’ai pu remarcher, je me suis lancée dans la réalisation du défi que la vie m’avait lancée : revenir à mon plus  haut niveau, revenir plus forte et réaliser mon rêve »

Les doutes

Dans les blessures de mes chers « témoins » on ne parle pas de semaines, mais de mois, voire d’années. Laurianne a mis presque deux ans à participer à une compétition internationale après sa chute. Anna a subi sa première opération de l’épaule il y a presque un an et  la dernière il y a un peu plus d’un mois. Maëva est en centre de rééducation et recommence tout juste à courir après s’être rompu les ligaments croisés en mai. Il n’y a pas de recettes miracles, mais chacun doit trouver son quelque chose à quoi se raccrocher. C’est souvent l’envie de revenir qui vient à bout de tout. 

« Je n’ai jamais perdu l’espoir de revenir, plus que de l’espoir, au fil des jours c’est devenu une certitude, et c’est ça qui me permet au quotidien de continuer à avancer, jour après jour, séance après séance. J’essaye de voir les progrès accomplis chaque jour plutôt que tout ce qu’il me reste à récupérer, même si c’est parfois plus facile à dire qu’à faire… » Jim

La blessure peut vous achever, être le dernier coup dur qui vous fait abandonner, le coup de pouce dont vous aviez besoin pour tirer un trait sur votre « carrière » et passer à autre chose. Au contraire, elle peut vous donner le temps, le repos et le recul nécessaire pour comprendre à quel point ce que vous aviez était précieux. Et si vous arrivez à réinvestir cette énergie dans votre retour ? À transformer votre frustration en motivation ? Cela vous donnerait une force et une énergie supplémentaire dans vos entraînements et votre rééducation. Beaucoup de sportifs arrivent à revenir meilleur que ce qu’ils étaient avant. C’était le cas de Jim par exemple, avant qu’il ne se rompe le tendon d’Achille…

Lauriane Lamperim, gymnaste de l'équipe de France de Tumbling, médaille européenne et mondiale, a subit une blessure au dos lors d'une chute acrobatique.
Lauriane Lamperim, gymnaste de l’équipe de France de Tumbling, médaille européenne et mondiale, blessée au dos lors d’une chute acrobatique.

« J’ai déjà connu plusieurs blessures de type entorse, luxations, et à chaque fois je me disais «sois patiente, laisse ton corps guérir et tu reprendras quand tu pourras ». Mais quand je me suis blessée au dos, là je me suis demandée si je pourrais refaire du sport et du tumbling un jour… Alors quand le chirurgien m’a dit que oui, c’était possible avec deux opérations et une greffe du bassin, j’ai foncé et je n’ai plus jamais envisagé que je ne reviendrais pas. Cela prendrait le temps qu’il fallait, mais je reviendrais. C’est ce qui m’a fait avancer et garder le moral tout au long de cette longue année. J’avançais au jour le jour sans penser au lendemain en essayant de progresser dans ma rééducation. Mon défi c’était de toujours faire mieux qu’hier, et c’est ce qui m’habitait tous les jours en me réveillant. » Lauriane

L’après : revenir ou tourner la page ?

Lorsqu’on se blesse on a un choix à faire : est-ce que c’est la blessure de trop qui nous achève ? Ou est-ce peu importe ce qui se met sur notre chemin, on n’a pas dit notre dernier mot, on n’est pas allé au bout des choses ? 

Anna aussi s’est posée cette question : « À un moment donné, au plus profond des galères, je me suis demandée si je pouvais continuer, un peu par dépit parce que j’avais l’impression que c’était mon corps qui ne voulait plus… Mais je ne veux pas m’être battu tout ce temps pour rien, car je sais que j’aurais des regrets sinon. Quand je vois à quel point me remettre dans l’eau hier soir m’a rendue heureuse, je ne peux pas au moins essayer de revenir… » 

C’est de ce choix que résulte toute la suite, que l’on retrouve dans les 4 témoignages. À partir du moment où l’on a décidé de revenir, on met tout en oeuvre pour retrouver son meilleur niveau, jour après jour. Cela devient une quête, une obsession parfois comme Jim l’a fait remarquer. C’est justement cette obsession qui permet de tenir dans les coups durs et les rechutes, de supporter les mois sans toucher à notre sport chéri quand les semaines s’effilent et s’allongent en mois. La convalescence d’une blessure c’est loin d’être un long fleuve tranquille, il y a des retour en arrière parfois, des frayeurs, des douleurs qui reviennent, d’autres qui apparaissent, et surtout beaucoup de pas en arrière pour obtenir des pas en avant… 

Maëva aujourd’hui m’a dit « Le doute est là, bien sûr, mais il ne m’envahit pas, il est là uniquement pour me rappeler qu’il reste du chemin à parcourir ».

Si cet article résonne en vous et évoque quelque chose que vous avez connu ou que vous traversez en ce moment, sportif de haut niveau ou amateur, sportif de loisir ou de compétition, n’hésitez pas à partager en commentaire comment vous avez géré cette période d’arrêt. Vous pouvez aussi nous raconter votre propre vision de la blessure et de l’arrêt du sport. Cela pourra certainement aider quelqu’un d’autre dans son combat contre la blessure. 

Ceux qui découvriraient ce blog, je vous invite à lire mon premier article pour en savoir un peu plus sur moi, et lire mes impressions sur mon retour après un long arrêt !

Pour terminer, je vous invite également à suivre le quotidien de ces quatre merveilleux athlètes sur les réseaux sociaux, dans leur quête du retour : Maëva Danois, Lauriane Lamperim, Anna Santamans et Jim Zona.

Moi, je les suis déjà et je leur souhaite le meilleur. À eux et à tous ceux qui traversent le désert de la blessure.

Athlète de haut niveau et aussi Kiné, je suis parisienne depuis mon entrée à l’INSEP en 2010, lyonnaise de naissance, provençale de coeur, strasbourgeoise d’égarement... Je suis aussi passionnée, sensible & joyeuse, j’adore apprendre, entreprendre, découvrir, et surtout partager !

14 commentaires

  • John

    Bonjour
    Très bel article, très touchant de lire ces témoignages, merci à tous pour leurs partage. Sportif amateur, pratiquant l’ultra trail, je traverse, depuis plus d’un an, des phases difficiles :pubalgie en octobre 2017, début de reprise, grosse infection pulmonaire, de nouveau 3 mois sans sport, je reprends de zéro et je suis de nouveau stoppé par une opération d’hernie inguinale, encore 6 semaines sans sport. Cela va faire 3 fois que je reprends de « zéro », alors je comprends parfaitement ce que peuvent ressentir ces athlètes pour qui le sport, était leur vie de tous les jours. J’essaie encore de positiver, en me disant que qu’il y a plus grave et que L’année prochaine sera meilleure. Bon courage à tous 💪🙏

    • Laura

      Merci John pour ce commentaire. En effet les retours à la case départ sont souvent décourageants, mais si revenir à un niveau de pratique régulier est ton objectif, tu y arriveras : comme Jim ne s’est pas laissé abattre après sa deuxième opération et la rupture de son tendon d’Achille. Il faut laisser le temps que le corps nous réclame…

  • Elize Dulam

    Cet article est très intéressant. Je vous suivais déjà tous les 5, et je trouve ces témoignages poignants.
    Pr ma part, après 15ans de gym sans encombre et une pause bébé, j’ai décidé de me tourner vers le triathlon longue distance. Et depuis je ne fais que subir blessure sur blessure : fractures de fatigue, longs pb de psoas, et récemment syndrome de l’essui glace. Malgré des pb de dos et par conséquent de posture qui m’étaient connus, je ne m’attendais pas à tant de difficulté. C’est très frustrant. Alors tu me diras, mais l’avantage du triathlon c’est de pouvoir rouler ou nager qd tu ne peux pas courir, mais l’intérêt du tri a mon goût, c’est surtout de pouvoir associer les 3.
    Tous les jours je me demande si ça vaut le coup d’insister, si mon corps ne m’envoie pas juste des signaux pour arrêter. C’est très dur de ne pas pouvoir se donner a 100%. Et au bilan, sur 16mois d’entraînement, à peine 2auront étaient tri-productifs.. Mais j’essaie de positiver, en me disant que le défi pour l’instant ce n’est pas une qualif aux chmp du monde mais juste de pouvoir m’entraîner confortablement. Comme dit Lauriane, vivre au jour le jour, positiver, et essayer de faire mieux le lendemain.
    Très belle convalescence à tous ceux qui sont encore en rééducation. Laura, ce blog te ressemble bcp, plein de douceur, d’intelligence, et de mots justes, bravo !
    Elize

    • Laura

      Merci beaucoup Elize pour ton commentaire très riche ! Je te souhaite des jours meilleurs dans la pratique de ton sport. C’est justement la subtilité délicate de la blessure : se remettre en question pour savoir si l’on va dans la bonne direction, comme tu dis si notre corps nous envoie des signaux, ou si au contraire on sait que l’on peut mieux faire avec lui. Je te souhaite de trouver le meilleur compromis pour toi et pour ton corps !

  • Lison

    Bonjour Laura,

    Merci pour ce bel article et ces beaux témoignages.

    Je ne suis pas une sportive de haut niveau mais le sport (running, football, VTT, et autres) est pour moi, comme pour beaucoup d’autres personnes, indispensable pour, par exemple, libérer la tension après une journée de travail ou tout simplement pour bien commencer la journée, me sentir bien.

    En juin 2018, après 4 jours de sport intense et sans repos, je me suis retrouvée avec une périostite tibiale. Encore aujourd’hui je suis limitée par cette blessure.
    Pendant 3-4 mois j’ai beaucoup cogité, comme les sportifs qui témoignent. De mon côté je n’avais pas d’objectif de revenir à la compétition. Ce qui m’a motivé c’est de monter le projet de partir en roadtrip 6 mois à vélo pour faire le tour des pays d’Europe. Cela ne veut pas juste dire préparer l’équipement et le trajet mais également l’entrainement préalable nécessaire pour partir.

    Quelque soit notre niveau sportif, je pense qu’il est important de se donner des objectifs, peut importe lesquels tant qu’ils nous motivent et nous permettent d’être patients.

    Bon courage à tous ceux qui liront ce post et sont peut-être en convalescence!

    Lison

    • Laura

      Bonjour Lison, merci pour ton commentaire et d’avoir pris le temps de nous raconter un bout de ton histoire. Aïe les périostes tibiales ça fait vraiment mal… C’est un super bel objectif/défi que tu t’es fixé, je te souhaite sincèrement d’arriver à le mener à bout tout en vivant une magnifique expérience. N’hésites pas à t’entourer de bons professionnels de la santé pour t’accompagner (un bon ciné entre autres, héhé).

  • Victoriane

    Bonjour,
    C’est encore un super article, j’ai adoré celui la encore plus que les précédents !! J’ai eu un kyste il y a maintenant 8mois et au début on m’avait annoncé que je ne pourrais plus faire aucun sport pendant 2 mois ce qui était déjà très long… Au final j’en ai eu pour 6 mois sans aucun sport… Ça fait très long.. J’ai donc repris le sport et surtout la natation il y a environ 1 mois et demi et la reprise est très dur physiquement car plus aucun appuis dans l’eau et j’avais casiment perdu l’envie de nager alors que ça fait 12 ans que je fais de la natation.. Mais tous ces témoignage m’ont redonner la force de me battre pour revenir à mon niveau d’avant et de me redonner des objectifs tous plus fou les un que les autres !! Merci infiniment pour ça 😊😘

    • Laura

      Bonjour Victoriane, merci pour ton commentaire et tes gentils mots ! Je suis ravie si cet article t’a redonné de la motivation, mais n’hésites pas à écouter pour savoir ce que tu veux vraiment au fond de toi: cela te donnera une force supplémentaire pour atteindre tes objectifs. Bon courage pour ton retour si c’est ce que tu veux vraiment, et à bientôt sur undersurface alors 😉

  • Lise

    Bonjour,
    J’ai trouvé cet article très bien écrit et véridique, j’ai 18 ans je fais du ski depuis que j’ai 2 ans, en avril dernier je me suis blessée lors d’un entraînement avant une grosse compétition : rupture du ligament croisé antérieur sauf que voilà j’ai chuté et j’ai eu mal mais la douleur était raisonnable alors j’ai rechaussée les skis et continué comme si de rien était, sauf que voilà fin fin août quand je vois le médecin et que j’apprends pour là rupture du LCA j’ai énormément de mal à l’accepter car je n’ai aucun signe clinique de blessure, par cause des études je n’ai pas encore été opérée et le fait de savoir que je ne vais pas pouvoir m’entraîner et faire de compétition cet hiver c’est très frustrant !
    Bien que je sois pas sportivenir de haut niveau et que je fasses des compétitions « amateurs » je me reconnais dans cet article, c’est ma première blessure et probablement pas ma dernière le chemin est encore long mais je reviendrai et meilleure qu’avant !
    Lise

    • Laura

      Bonjour Lise, merci d’avoir partagé ton expérience. J’imagine très bien ton sentiment d’incompréhension, mais tu es jeune et semble avoir un avenir prometteur, alors si te faire opérer est la meilleure décision médicale pour ton futur, je ne peux que te conseiller de suivre cet avis. C’est l’occasion d’appliquer le « reculer pour mieux sauter »… Difficile à mettre en pratique je sais… Bon courage à toi, et n’hésites pas à nous tenir au courant !

  • Larroque

    Salut Laura,
    Article intéressant avec des interventions et des visions diffèrentes de la blessure.
    Ah les blessures qui arrivent toujours au mauvais moment, pour ma part une entorse du genou qui m’a empêché de participer aux stages de sélection en rugby dans ma jeunesse… voir des joueurs pris et toi à faire ta réducation en sachant que tu as laissé passer ta chance après des bonnes saisons… mais comme je ne voulais pas faire du rugby mon métier, la pilule est mieux passée…
    Puis une acromio récidivante qui menace un départ en mission (j’étais militaire) avec opération en urgence pour poser une butée: le bras qui n’a plus d’amplitude de mouvement au début de la rééducation, l’amplitude qui revient trop doucement, et la date de départ qui semble se rapprocher trop vite,se déplacer sur l’échelle du temps… puis finalement avec un gros moral et un bon kiné être avec son barda à l’aéroport le jour J!
    Mais avec l’âge (…), les bobos se transforment en cata…
    Une phrase d’un de mes entraineurs me revient souvent à l’esprit, et bizarrement les lendemains d’entrainements et de matchs: » les rugbymen ne feront pas de jolis vieux! »
    Bon je ne voulais pas plomber l’ambiance!
    Pr ma part, je pense qu’il faut croire en soi, et aux capacités du corps et de l’esprit à se réparer en ne brûlant pas les étapes.
    Au prochain article Laura!
    Géraud.

    • Laura

      Merci Géraud pour ton commentaire : on apprécie ton partage d’expérience ! En effet quand on a fait beaucoup de sport dans sa jeunesse, on le paye souvent plus tard. La clé : prendre soin de soi au maximum !

  • Couraud

    Bonjour Laura,

    Je termine la rédaction d’un roman sur le dopage en ex RDA chez les sprinteuses. Mon ouvrage fera référence à des blessures et ces témoignages me sont précieux, au-delà de l’arrêt, c’est la dimension psychologique qui me semble la plus importante.
    Merci et à bientôt sans doute.
    Bernard

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