Food

Ma vision de l’alimentation en tant qu’athlète

En ce deuxième article, je voulais aborder une thématique qui m’est (très) chère et qui a pesé lourd dans mon envie de créer un blog : manger ! Je voudrais donc vous parler de ma vision de l’alimentation en tant qu’athlète. Vous serez j’espère tous d’accord avec moi pour affirmer que manger fait partie des priorités de la vie. Sauf que pour moi, c’est bien plus que ça, tellement plus que ça…  Au delà du fait que j’adore manger, cuisiner et même pâtisser, se retrouver avec quelques proches autour d’un bon dîner est pour moi le meilleur genre de moment qui puisse être, une chance de la vie et une raison de vivre presque. Je pense que manger a une dimension sociale énorme et peut vraiment être productrice de bonheur. On y revient toujours : le partage ! C’est un privilège bien sûr, il ne faut pas l’oublier et cela permet de célébrer la vie avec les personnes qui en font partie.

L’alimentation : mon carburant et ma récompense

Ma vision de l'alimentation en tant qu'athlète : saine, gourmande, équilibrée et pleine d'énergie. Le tout à la fois
Alimentation & athlète

Au delà de la nécessité de manger pour l’être Humain, la nourriture prend une autre importance lorsqu’on fait du sport : d’un point de vue factuel c’est notre carburant, mais il arrive (très) souvent qu’on la voie comme une récompense. Qui n’a jamais mangé après une course, une compétition ou un entraînement intense en se disant « mmmh je l’ai bien mérité ce repas » et en mangeant plus que « nécessaire ». Au fil des années, avec une pratique du sport intensive, je suis devenue une grande gourmande, alors que petite fille, je mangeais très peu. Encaisser des journées, des semaines entières d’entraînement difficiles, douloureux et harassants, devenait (un peu) plus facile en pensant au repas ou à la collation qui suivrait, à cet instant de « récompense » qui me permettrait de me recharger jusqu’au prochain entraînement, physiquement mais aussi mentalement et émotionnellement. Bien sûr, la dérive de ce type de comportement est « facile » : manger trop et de manière compulsive dès qu’on a « souffert » pendant l’entraînement, se priver lorsqu’on estime que l’entraînement n’a pas été suffisamment intense, se gaver lorsqu’on est en week-end ou vacances et qu’on a « le droit » et qu’on perd les repères liés au rythme des entraînements… Donc manger c’est bien, c’est bon, mais rester dans un rapport sain à la nourriture c’est difficile, surtout quand on est athlète. On ne peut pas manger n’importe quoi, n’importe quand, encore plus quand on est une athlète, pour des raisons physiologiques assez évidentes. Enfin, on peut… Mais on le payera tôt ou tard (tôt en général pour moi).

L’alimentation pour mon corps et mon sport

Ma vision de l'alimentation en tant qu'athlète : saine, gourmande, équilibrée et pleine d'énergie. Le tout à la fois
Alimentation d'une athlète

Dans le plongeon à 10m, la seule force de propulsion c’est mon corps qui la fournit puisque la plateforme est rigide comme du béton, alors plus mon corps pèse lourd, plus il est difficile à mettre en mouvement, à accélérer, à mettre en une toute petite boule, à stopper très vite, à être aérodynamique… Tout devient plus difficile. Perdre 50 cm de hauteur sur un plongeon, ça peut me faire basculer entre prendre un plat (ou prendre l’eau de plein fouet dans la face) plutôt qu’arriver vertical, sans dommage. Ajoutez à cela le fait d’être en maillot de bain tous les jours, à voir tout ce qui dépasse ou peut dépasser, à porter toujours des maillots une taille en dessous et donc super serrés (car sinon une fois dans l’eau depuis le 10m c’est comme si je n’en avais pas mis…), il y a de quoi dériver dans le rapport à la nourriture.

L’alimentation saine comme solution

J’ai passé plusieurs années à essayer d’être la plus sèche et la plus légère possible, en descendant trop bas des fois, trop haut d’autres. Je pense que je n’ai pas toujours eu une relation très saine avec la nourriture. J’ai souvent vu la nourriture comme un refuge émotionnel, ou un moyen de compenser ce qu’il se passait à l’entraînement. De tout ça en est sorti une chose : l’alimentation occupe une place importante dans ma vie, et mon rapport à celle-ci peut vraiment être source de bonheur plus que d’angoisse. Alors au fil des années, j’ai lu, j’ai cherché, j’ai appris, je me suis renseignée, et j’en suis arrivée au constat que manger sans (trop) se priver, en se faisant toujours au moins un peu plaisir, en faisant du bien à son corps meurtri par les entraînements à répétition sans devenir une masse à soulever en maillot de bain, c’était possible. Il suffisait juste de manger sainement : des produits frais, de bonne qualité et qui ont du goût (pas comme les courgettes 10 fois bouillies insipides de la cantine), des produits une peu oubliés parfois,  en variant le plus possible pour intégrer la notion de plaisir et ne pas avoir l’impression d’être dans la restriction d’un régime particulier.

Et finalement, plutôt qu’une contrainte, c’est devenu un immense terrain de jeu : je pouvais souvent manger plus en quantité, j’ai découvert des aliments géniaux, super sains et délicieux comme le cacao cru,  les laits végétaux, les farines autres que le blé, graines de chia, fruits et j’en passe. Et cerise sur le gâteau, manger sainement c’est aussi respecter la planète : revenir aux fondamentaux et à la logique environnementale en mangeant local, de saison, bio ou raisonné, c’est bon pour vous,  votre porte-feuille mais aussi la planète et ceux qui la cultivent, alors… qu’est-ce qu’on attend en fait ?

Vous pouvez d’ores et déjà retrouver toutes mes recettes et les autres articles qui traitent de l’alimentation dans la rubrique food du blog. 

C’est un peu tout cela que je veux aborder dans cette rubrique food du blog : des idées, des recettes parfois, des focus sur certains aliments que j’ai pu découvrir, bref, des pistes pour montrer que manger sain pour être en bonne santé ça peut être super fun, simple la plupart du temps et bien plus amusant et enrichissant que trois feuilles de kale avec un avocat et un filet de poulet… 

Athlète de haut niveau et aussi Kiné, je suis parisienne depuis mon entrée à l’INSEP en 2010, lyonnaise de naissance, provençale de coeur, strasbourgeoise d’égarement... Je suis aussi passionnée, sensible & joyeuse, j’adore apprendre, entreprendre, découvrir, et surtout partager !

3 Comments

  • john

    très bien résumé ce rapport à la nourriture que meme ,en tant que sportif amateur , on a parfois du mal à gérer .comme tu dis ,manger de vrais aliments ,brut ,et bien cuisinés ,devient ensuite un plaisir.j’adore le chocolat noir à 90 ou 100 % ainsi que les fèves de cacao .

  • Larroque Géraud

    Bel article Laura.
    Je reviens d’une visite d’un centre d’entrainement de footballeurs (oui, je ne suis pas 1 rugbyman sectaire) et la thématique de l’alimentation est importante au point de faire payer des amendes pour des variations de masse… Je l’avais déjà vu lors d’une visite d’un centre d’entrainement de rugbymen pros…
    « Un corps sain dans un esprit sain ».
    Mais il est parfois bon de lacher prise et de se faire plaisir, pendant les vacances mais sans excès pr les pros!

    Au prochain article!
    Géraud.

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